{"id":445,"date":"2024-01-08T15:08:05","date_gmt":"2024-01-08T14:08:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.shaa.io\/?page_id=445"},"modified":"2025-12-24T09:15:23","modified_gmt":"2025-12-24T08:15:23","slug":"manifeste","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.shaa.io\/index.php\/manifeste\/","title":{"rendered":"Architecture en zone critique"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>Les pratiques de<\/em>&nbsp;Sha\u0101<em>, en dialogue avec des outils de repr\u00e9sentation issus de<\/em>&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.shaa.io\/index.php\/publications-2\/\">Terra Forma&nbsp;<em>et<\/em>&nbsp;Ga\u00efagraphies<\/a>,&nbsp;<em>g\u00e9n\u00e8rent une architecture de la zone critique attentive aux sols, aux flux et aux relations multi-esp\u00e8ces, o\u00f9 le projet devient un outil d\u2019enqu\u00eate et de transformation mesur\u00e9e des milieux.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Sha\u0101 incarne une architecture qui&nbsp;<strong>habite l\u2019\u00e9paisseur du territoire<\/strong>&nbsp;plut\u00f4t qu\u2019elle ne l\u2019occupe. Ses projets et recherches explorent les milieux fragiles, les sols, les paysages naturels et agricoles, les zones rurales et urbaines \u00e0 travers des dispositifs d\u2019enqu\u00eate m\u00ealant architecture, paysage et sciences du vivant\/de la Terre. Sha\u0101 con\u00e7oit des projets attentifs aux cycles de l\u2019eau, du s\u00e9diment et du v\u00e9g\u00e9tal. Sha\u0101 d\u00e9ploie une approche p\u00e9dagogique et exp\u00e9rimentale (ateliers, \u00e9coles, terrains) sur ces sujets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">L\u2019architecture en zone critique n\u00e9cessite un d\u00e9placement profond dans la mani\u00e8re de concevoir, repr\u00e9senter et habiter la Terre. Issue des sciences du syst\u00e8me Terre et largement diffus\u00e9e dans le champ des sciences humaines par Bruno Latour, la notion de&nbsp;<em>zone critique<\/em>&nbsp;d\u00e9signe la fine \u00e9paisseur de la plan\u00e8te \u2014 de la roche-m\u00e8re \u00e0 la basse atmosph\u00e8re \u2014 o\u00f9 interagissent sols, eau, air, organismes vivants et activit\u00e9s humaines. C\u2019est dans cette zone fragile, limit\u00e9e et dynamique que se rendent possibles les conditions de la vie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019architecture, cette notion implique un changement de posture fondamental : il ne s\u2019agit plus de projeter des objets autonomes sur un site abstrait, mais de&nbsp;<strong>concevoir des dispositifs situ\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de syst\u00e8mes vivants complexes<\/strong>. L\u2019architecture cesse d\u2019\u00eatre un simple artefact formel pour devenir un&nbsp;<strong>acteur des \u00e9quilibres g\u00e9ologiques, hydrologiques, biologiques et sociaux<\/strong>. Le b\u00e2timent est consid\u00e9r\u00e9 comme un&nbsp;<strong>acteur g\u00e9ochimique<\/strong>&nbsp;(eau, carbone, chaleur), un&nbsp;<strong>organisme m\u00e9tabolique<\/strong>, une&nbsp;<strong>interface entre humains et non-humains<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\">Une architecture situ\u00e9e dans l\u2019\u00e9paisseur du monde<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">L\u2019architecture en zone critique consid\u00e8re le site non comme une surface plane, mais comme une\u00a0<strong>\u00e9paisseur habit\u00e9e<\/strong>\u00a0: sols stratifi\u00e9s, nappes phr\u00e9atiques, micro-organismes, v\u00e9g\u00e9tation, atmosph\u00e8res, vents, usages humains et non-humains. Le projet commence alors par une\u00a0<strong>lecture\u00a0g\u00e9ologique, hydrologique, \u00e9cologique<\/strong>\u00a0\u2014 et par la reconnaissance de leur vuln\u00e9rabilit\u00e9. Cette approche invite \u00e0 travailler\u00a0<em>avec<\/em>\u00a0les dynamiques existantes : infiltration de l\u2019eau, inertie thermique du sol, cycles saisonniers, croissance du vivant, plut\u00f4t que contre elles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\">R\u00e9guler les flux plut\u00f4t que dominer le milieu<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Dans cette perspective, l\u2019architecture ou le projet urbain devient un\u00a0<strong>outil de r\u00e9gulation<\/strong>. Elle agit sur les flux d\u2019eau, de chaleur, de mati\u00e8re et de carbone, cherchant \u00e0 ralentir, redistribuer, filtrer ou stocker plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer et extraire. Les b\u00e2timents peuvent ainsi participer \u00e0 la r\u00e9hydratation des sols, \u00e0 la d\u00e9pollution, \u00e0 la cr\u00e9ation de microclimats ou \u00e0 la continuit\u00e9 \u00e9cologique. L\u2019architecture en zone critique s\u2019inscrit dans des logiques\u00a0<em>low-tech<\/em>, de r\u00e9emploi et de mat\u00e9riaux bio- ou g\u00e9o-sourc\u00e9s, assumant des formes parfois poreuses, hybrides, ou \u00e9volutives. L\u2019architecture agit comme un\u00a0<strong>dispositif de ralentissement<\/strong>, pas d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\">Int\u00e9grer les non-humains comme co-acteurs<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Une autre dimension essentielle est la remise en cause d\u2019une vision strictement anthropocentr\u00e9e de l\u2019architecture. Plantes, champignons, bact\u00e9ries, insectes et animaux ne sont plus seulement des contraintes ou des d\u00e9cors, mais des&nbsp;<strong>co-usagers et co-acteurs du projet<\/strong>. Le b\u00e2timent devient une interface entre humains et non-humains, accueillant des habitats partag\u00e9s : sols vivants, toitures v\u00e9g\u00e9talis\u00e9es, fa\u00e7ades biotiques, corridors \u00e9cologiques. Cette approche rejoint les r\u00e9flexions anthropologiques de Philippe Descola ou Anna Tsing, qui invitent \u00e0 penser l\u2019habiter comme une coexistence plut\u00f4t que comme une appropriation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\">Travailler avec le temps long et l\u2019impermanence<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">L\u2019architecture en zone critique s\u2019inscrit dans des\u00a0<strong>temporalit\u00e9s \u00e9tendues<\/strong>. Elle accepte l\u2019\u00e9rosion, la transformation, le vieillissement et parfois m\u00eame la disparition. Le projet n\u2019est plus fig\u00e9, mais pens\u00e9 comme un processus \u00e9volutif, capable de s\u2019adapter aux changements climatiques, \u00e9cologiques et sociaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-large-font-size\">Repr\u00e9senter autrement : cartographier la zone critique<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Cette transformation du projet architectural s\u2019accompagne d\u2019un renouvellement des outils de repr\u00e9sentation. Les ouvrages&nbsp;<em>Terra Forma. Manuel de cartographies potentielles<\/em>&nbsp;(A\u00eft-Touati, Ar\u00e8nes, Gr\u00e9goire) et&nbsp;<em>Ga\u00efagraphies<\/em>&nbsp;(B42) jouent ici un r\u00f4le central. Ils proposent de d\u00e9passer les plans, coupes et vues classiques pour inventer des&nbsp;<strong>cartographies sp\u00e9culatives<\/strong>, capables de rendre visibles les flux, les interactions invisibles, les \u00e9paisseurs du sol et de l\u2019atmosph\u00e8re, ainsi que les r\u00e9cits du vivant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">La carte devient alors un&nbsp;<strong>outil d\u2019enqu\u00eate<\/strong>, de narration et de projection \u00e9cologique, au service d\u2019une compr\u00e9hension situ\u00e9e du territoire. Cartographies multicouches (sol, eau, usages, vivant)&nbsp;; Sciences du sol et hydrologie&nbsp;; Low-tech, mat\u00e9riaux biosourc\u00e9s&nbsp;; Design sp\u00e9culatif et narratif&nbsp;; Prototypes \u00e9volutifs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">L\u2019architecture en zone critique peut ainsi \u00eatre d\u00e9finie comme une architecture qui\u00a0<strong>apprend \u00e0 habiter la Terre sans l\u2019arracher \u00e0 ses \u00e9quilibres<\/strong>, en reconnaissant la finitude des ressources, la complexit\u00e9 des milieux et l\u2019interd\u00e9pendance des vivants. Elle propose une transformation profonde du r\u00f4le de l\u2019architecte : non plus ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre d\u2019objets autonomes, mais\u00a0<strong>m\u00e9diateur attentif des relations entre humains, sols, eaux, atmosph\u00e8res et vivants<\/strong>.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery alignwide has-nested-images columns-default wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" data-id=\"1452\" src=\"https:\/\/www.shaa.io\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_2598-768x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1452\" srcset=\"https:\/\/www.shaa.io\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_2598-768x1024.jpeg 768w, https:\/\/www.shaa.io\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_2598-225x300.jpeg 225w, https:\/\/www.shaa.io\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/IMG_2598-1152x1536.jpeg 1152w, 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